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Par [Nom de l'auteur] · Publié le [date de publication] · Modifié le [date de modification]
Le développement psychomoteur de 0 à 3 ans suit de grandes étapes : se redresser, saisir, marcher, parler, jouer avec les autres. Chaque repère d'âge reste une observation et non une échéance : certains signes justifient toutefois d'en parler au médecin, et des jeux d'éveil simples accompagnent votre enfant au quotidien.
Les étapes de la naissance à 12 mois
La première année transforme le corps du nourrisson. Il commence par tenir sa tête, puis s'assoit et se déplace au sol. Vers 12 mois, il cherche à se mettre debout. En parallèle, sa main passe d'une saisie globale à une prise fine.

De la naissance à 6 mois
Pendant les 3 premiers mois, le bébé contrôle mieux sa tête, suit davantage des yeux et prête plus attention aux voix. Vers 3 mois, les échanges deviennent réciproques. Dans les mois suivants, trois acquisitions se mettent en place :
- Appui sur les avant-bras : vers 4 mois, sur le ventre, le bébé se soulève et tient mieux sa tête.
- Saisie volontaire : à partir de 4 mois, il commence à attraper un objet de lui-même.
- Retournements : ils apparaissent peu à peu entre 5 et 6 mois.
Vers 6 mois, une autre étape se franchit : l'enfant peut s'asseoir avec appui, faire passer un objet d'une main à l'autre et babiller avec des consonnes.
| Âge | Posture et motricité | Main et regard | Communication |
| 0 à 3 mois | Meilleur contrôle de la tête | Suit davantage des yeux | Regards, sourires et vocalisations réciproques vers 3 mois |
| Vers 4 mois | Appui sur les avant-bras, sur le ventre | Saisie volontaire d'un objet | Attention aux voix |
| 5 à 6 mois | Retournements, assise avec appui | Passe un objet d'une main à l'autre | Babillage avec consonnes |
En pratique, proposez à cet âge des objets légers, faciles à saisir et à passer d'une main à l'autre : ce sont les gestes qui entraînent la préhension.
De 7 à 12 mois
Entre 7 et 9 mois, l'assise devient stable. Les déplacements au sol prennent plusieurs formes : certains enfants pivotent, d'autres rampent sur le ventre (la reptation) ou avancent à quatre pattes.
En parallèle, la main devient plus précise. Entre 9 et 12 mois, la pince pouce-index gagne en efficacité : l'enfant saisit de petits éléments entre le pouce et l'index.
Dès 10 mois, l'enfant peut chercher à se mettre debout en prenant appui. Vers 12 mois, il passe plus facilement en position assise et utilise davantage les gestes sociaux, comme faire « au revoir ».
Des repères, pas des échéances
Le développement psychomoteur réunit plusieurs domaines : posture, motricité globale et fine, coordination, communication, relations sociales et autonomie. Ils ne progressent pas forcément au même rythme. Un enfant peut ainsi marcher tôt et parler plus tard.
À l'inverse, l'âge de naissance compte dans la lecture des repères. Pour un enfant né avant 37 semaines d'aménorrhée, la HAS recommande d'utiliser son âge corrigé jusqu'à 2 ans chronologiques, en tenant compte de sa situation médicale. L'âge corrigé se calcule à partir de la date prévue de l'accouchement.
Les étapes du développement entre 1 et 3 ans
Entre 1 et 3 ans, le développement psychomoteur gagne en autonomie. L'enfant marche, puis court, construit, dessine et imite. Une fois ces bases acquises, le jeu devient symbolique et commence à se partager avec d'autres enfants.

De 12 à 18 mois
Selon le Collège national des pédiatres universitaires, la marche autonome peut apparaître entre 9 et 18 mois. Ne pas marcher à 12 mois ne suffit donc pas à parler de retard. Avant de marcher, certains enfants rampent, avancent à quatre pattes ou sur les fesses. D'autres passent directement à la station debout.
Pendant cette période, l'enfant empile et manipule des objets. Il imite aussi les actions des adultes et prononce ses premiers mots porteurs de sens.
De 18 à 24 mois
Vers 18 mois, les grilles françaises de repérage observent notamment la marche sans aide et l'empilement de 2 cubes. Ces points servent à l'examen clinique : ils ne permettent pas de juger un enfant sur un seul critère. À cet âge, l'enfant peut aussi gribouiller, tourner les pages d'un livre et réaliser de petites constructions.
Entre 18 et 24 mois, le jeu de faire-semblant se développe : nourrir une poupée, faire semblant de téléphoner. Vers 24 mois, la grille observe aussi la capacité à shooter et lancer un ballon, ainsi qu'à construire une tour de 5 cubes.
De 2 à 3 ans
Entre 24 et 36 mois, la course devient coordonnée et l'enfant monte les escaliers. Il dessine et participe davantage aux jeux avec d'autres enfants. Vers 30 mois, il aide à s'habiller, utilise ses couverts et enrichit son jeu symbolique. La propreté de jour peut commencer entre 2 et 3 ans : évitez de l'imposer à une date précise.
À 3 ans, la HAS cite notamment comme repères le pédalage sur un tricycle et le dessin d'un cercle. Elle mentionne aussi le jeu imaginaire avec d'autres personnes et une autonomie croissante : manger seul, se déshabiller, se laver les mains avec aide.
Comment évoluent le langage et la communication ?
Le langage se construit bien avant les premiers mots. Dès la naissance, l'enfant communique par le regard, les sons et les gestes. La compréhension avance souvent plus vite que la parole.
Avant les premiers mots
Pendant la première année, regards, vocalisations, babillage et gestes servent déjà à communiquer. Le babillage permet à l'enfant d'essayer des rythmes et des intonations. Vers 9 mois, il produit des syllabes répétées comme « papapa » et réagit à son prénom.
En complément, l'Assurance maladie recommande de parler au bébé et de lui chanter des chansons. Nommez les personnes, les objets et les gestes du quotidien : le bain, le repas ou l'habillage deviennent alors des moments d'échange.
Des gestes aux premières associations de mots
Entre 12 et 18 mois, l'enfant échange de plus en plus par le regard et les gestes, puis dit ses premiers mots. À 18 mois, la grille de repérage observe notamment s'il comprend une consigne simple, désigne un objet ou une image, pointe pour attirer l'attention et emploie spontanément 5 mots.
Vers 24 mois, les premiers assemblages de mots apparaissent, avec de grands écarts d'un enfant à l'autre. La grille recherche alors plus de 10 mots usuels et une association de 2 mots, comme « encore gâteau ».
Les échanges autour de 3 ans
À 3 ans, la grille observe les phrases de 3 mots avec sujet, verbe et objet, par exemple « moi veux ballon ». Elle regarde aussi l'emploi de « je » ou du prénom et la compréhension d'une consigne simple sans geste d'appui de l'adulte.
Chez un enfant qui grandit avec plusieurs langues, la différence se joue sur l'ensemble de ses compétences. Tenez compte de ses gestes, de sa compréhension et de ses interactions dans toutes ses langues, et pas seulement de ses mots en français.
Quels signes doivent alerter et qui consulter ?
Certains signes justifient d'en parler à un médecin, sans pour autant poser de diagnostic. Ils concernent la motricité, la communication ou la perte d'acquis.

Les signes moteurs à surveiller
Selon le Collège national des pédiatres universitaires, trois absences comptent parmi les signaux d'alerte moteurs :
- Pas de tenue de tête à 3 mois : la tête reste instable alors que le contrôle progresse normalement dès les premières semaines.
- Pas d'assise à 9 mois : l'enfant ne tient pas assis.
- Pas de marche à 18 mois : c'est la limite haute de la fourchette habituelle.
En complément, le tonus mérite attention : un corps trop mou (hypotonie), trop raide (hypertonie) ou des postures asymétriques qui persistent. Il en va de même pour une préférence très précoce et durable pour un côté. Ces signes demandent un examen, surtout si les acquisitions stagnent.
Pour les 12 à 17 mois, la grille officielle recherche aussi l'absence d'assise sans appui, de déplacement à quatre membres, de pince pouce-index ou de suivi visuel d'un objet.
Les signes concernant la communication
Vers 12 mois, l'absence de babillage, de pointage ou de gestes sociaux justifie une évaluation. Pour les 12 à 17 mois, la grille observe aussi la réaction au prénom, les syllabes redoublées et l'attention conjointe : la capacité à regarder le même objet que l'adulte. Plus tard, l'absence de mots à 18 mois ou d'association de 2 mots à 24 mois appelle un échange avec un professionnel.
Entre 2 et 3 ans, l'Assurance maladie signale aussi une mauvaise compréhension des consignes simples ou moins de 50 mots. À 3 ans, l'absence de phrases à 3 éléments ou un langage compris seulement par l'entourage sont des signes d'alerte. La perte d'une compétence de langage ou sociale mérite attention à tout âge. Un signe isolé ne permet pas, à lui seul, de diagnostiquer un trouble du neurodéveloppement.
Le suivi médical et les interventions précoces
Une inquiétude qui persiste, une stagnation ou une perte d'acquis justifient de consulter sans attendre l'examen suivant. Adressez-vous au médecin traitant, à un pédiatre ou à un médecin de PMI (protection maternelle et infantile). La consultation de repérage décrite par la HAS explore plusieurs domaines et comprend un examen clinique. Si l'enfant parle peu, elle peut aussi rechercher un trouble de l'audition.
En présence de plusieurs signes, la HAS recommande une orientation spécialisée ou vers une plateforme de coordination et d'orientation, quand elle existe. Les interventions peuvent commencer sans diagnostic définitif : kinésithérapie, psychomotricité, ergothérapie ou orthophonie, selon les difficultés. Pour le repérage des troubles du neurodéveloppement, la HAS indique un délai qui ne devrait pas être dépassé avant le début des interventions : 3 mois avant 18 mois, 6 mois après. Il s'agit d'une recommandation de bonne pratique, pas d'une garantie légale de rendez-vous.
Depuis le 1er janvier 2025, le calendrier français prévoit 20 examens médicaux obligatoires jusqu'à 18 ans. Parmi eux, 13 ont lieu pendant les 3 premières années. Le carnet de santé en vigueur depuis cette date comporte des repères de développement et renforce le repérage des troubles sensoriels et neurodéveloppementaux.
Comment favoriser l'éveil psychomoteur au quotidien ?
Pour accompagner le développement psychomoteur, nul besoin d'un programme chargé. L'espace pour bouger, les échanges avec les parents et des jouets adaptés à l'âge contribuent à nourrir la motricité, le langage et la curiosité.

Laisser bouger et explorer librement
La HAS recommande d'installer le nourrisson librement au sol pendant ses temps d'éveil. Elle conseille aussi de limiter au strict minimum les dispositifs qui l'immobilisent longtemps. Voici quelques repères selon l'âge :
- Avant les déplacements : au moins 30 minutes par jour sur le ventre au total, réparties pendant l'éveil et sous surveillance, selon l'Assurance maladie.
- Dès la marche : courir et sauter entraînent l'équilibre et la coordination.
- Pour la motricité fine : dessiner ou modeler de la pâte travaille la précision des doigts.
Sur le tapis, placez quelques objets juste hors de portée : l'enfant est ainsi incité à pivoter, ramper ou se retourner pour les atteindre.
Jouer, manipuler et échanger
Le repas, le bain, l'habillage, les trajets et le jeu libre offrent déjà de nombreuses occasions de découverte. Ils ne demandent pas d'enchaîner des activités organisées. Lorsque l'adulte joue avec l'enfant et nomme les objets ou les actions, la manipulation soutient aussi le langage.
Dans cette logique, Toyzalandia propose des jeux d'éveil sensoriel, réunis dans le Rivage des Premières Découvertes. La sélection vise à accompagner l'exploration par les cinq sens, la dextérité et la curiosité des tout-petits.
Adapter les activités et les jouets à l'âge
Avant 3 ans, le ministère chargé de la Santé donne le repère « pas d'écran », même en bruit de fond. En complément, gardez en tête qu'un jouet accompagne le développement sans remplacer une évaluation médicale ni les interventions indiquées.
Pour choisir un jouet, la DGCCRF recommande de tenir compte des aptitudes réelles de l'enfant et de lire les avertissements. Chez les moins de 3 ans, les petites pièces accessibles et les cordons demandent une vigilance particulière, d'où l'importance de la sécurité des jouets adaptés à l'âge. Toyzalandia propose en outre un paiement sécurisé, une livraison suivie et une garantie satisfait ou remboursé de 30 jours.
Attention
Confondre âge marqué et âge réel de l'enfant
L'âge indiqué sur un jouet est une recommandation de sécurité, pas un niveau à atteindre. Comme les étapes du développement, c'est un repère et non une échéance : observez d'abord ce que fait réellement votre enfant.
Foire aux questions
Quel est le développement psychomoteur d'un enfant de 3 ans ?
Pour les 36 à 47 mois, la grille de repérage observe notamment l'escalier en alternant les pieds avec une rampe, le saut d'une marche, une tour de huit cubes et la copie d'un cercle. Elle observe aussi l'enfilage d'un vêtement simple et le jeu avec d'autres enfants. Ces repères ne fixent pas ce que chaque enfant doit maîtriser le jour de ses 3 ans.
Quels examens médicaux sont obligatoires pendant les trois premières années ?
Les examens ont lieu dans les 8 jours après la naissance, pendant la deuxième semaine, aux 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 9e, 12e et 13e mois. Ils se poursuivent entre 16 et 18 mois, au 24e ou 25e mois, puis au cours de la troisième année. Trois donnent lieu à un certificat de santé : 8 premiers jours, 9e mois et 24e ou 25e mois.
Que faire si le doute persiste après une consultation spécialisée ?
La HAS recommande alors une nouvelle évaluation clinique 3 mois plus tard. Un centre d'action médico-sociale précoce (CAMSP) peut aussi aider lorsque la situation demande une approche pluridisciplinaire. Les modalités d'accès dépendent du territoire et de l'enfant.